Il était mon copain, il était mon ami,
Il était mon héros, je n’lui ai jamais dit.
Non, il n’avait rien fait, de vraiment très glorieux,
Mais était toujours là, pour les jeunes ou les vieux.
Que tu adores Vishnou, ou que tu pries Allah,
Que tu sois fan d’église, ou témoin de Jéhovah.
Il
se fichait vraiment, de quel pays tu viens,
Que
tu sois de Bretagne, Romano ou LibyenQue t’es grandi en Chine, ou qu’t’arrive de Corée
Qu’tu sois français de souche ou bien fils d’émigrés
Et
peu lui importait, que tu ais un accent,
Qu’tu
sois fils de famille, ou bien de paysans.
Qu’ton père soit un taulard et ta mère fille de joie,
Qu’importe tes origines, chez lui, t’étais chez toi.
Pour lui t’étais un frère, et s’il pouvait t’aider
Il t’offrait l’coup de main, à prendre ou à laisser.
Il ne demandait rien, pas même ton amitié,
Et puis à toi de prendre, ton futur à poignée.
C’était
un petit bonhomme, vivant tout simplement,
Il
est mort dans la rue, comme ça tout bêtement.Il a tendu la main, reçu un coup d’couteau,
Ainsi mourut Stéphane, dans une rue du ghetto
Murua Février 2015
